Regards de procureurse penche sur un point de vue inédit. Celui de la vision, nécessairement subjective, imparfaite, incomplète d’un procureur sur les évolutions de la société auxquelles il est confronté en tant que représentant du ministère public.
Un magistrat, juge ou procureur, doit savoir regarder.
Regarder le monde dans lequel il vit et évolue, regarder celles et ceux qui se tiennent devant lui.
Et il faut, aujourd’hui comme hier, accepter d’être regardé dans sa pratique, dans sa manière de faire et dans sa manière d’être.
Pour un procureur, qu’il soit de la République ou général, le regard qu’il porte sur son environnement professionnel, sur la juridiction à laquelle il est rattaché, sur le contexte national et local dans lequel il décline les directives de politique pénale :
Ce regard-là doit, ou devrait, déterminer les motifs de ses décisions comme le sens de ses actions.