Regards de procureurse penche sur un point de vue inédit. Celui de la vision,
nécessairement subjective, imparfaite, incomplète d’un procureur sur les
évolutions de la société auxquelles il est confronté en tant que représentant du
ministère public.
Un magistrat, juge ou procureur, doit savoir regarder.
Regarder le monde dans lequel il vit et évolue, regarder celles et ceux qui se
tiennent devant lui.
Et il faut, aujourd’hui comme hier, accepter d’être regardé dans sa pratique,
dans sa manière de faire et dans sa manière d’être.
Pour un procureur, qu’il soit de la République ou général, le regard qu’il porte
sur son environnement professionnel, sur la juridiction à laquelle il est
rattaché, sur le contexte national et local dans lequel il décline les
directives de politique pénale :
* dirige l’activité de police judiciaire
* veille au respect des libertés individuelles et à l’application du droit
* engage l’action publique
* définit des critères de poursuites pénales
* intègre ce qui se dit et se passe à l’audience
* met à exécution les peines prononcées
* envisage leur éventuel aménagement, comme la manière dont il investit ses
compétences devant les juridictions civiles et commerciales
* participe à la défense de l’ordre public international...
Ce regard-là doit, ou devrait, déterminer les motifs de ses décisions comme le
sens de ses actions.
N° d'édition : 1
Collection : Hors collection Dalloz
Parution : Novembre 2025