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La péréquation financière en droit des collectivités territoriale
La péréquation financière en droit des collectivités territoriale
Vincent Sempastous
Les inégalités sont multiples. Elles peuvent être des inégalités de ressources et donc de base fiscale. Elles sont aussi dues à d’inégales répartitions des charges auxquelles elles ont à faire face. Ces inégalités sont le produit de l’histoire, de l’économie mais aussi de la géographie. Elles sont également le fruit des politiques publiques locales initiées par les élus locaux. La péréquation a donc pour finalité de réduire des disparités de ressources et de charges par une réallocation de moyen financiers.La notion n’est pas propre au droit des collectivités territoriales. De manière générale, elle renvoie à une technique équitable de répartition financière. Appliquée à un droit spécifique et à des sujets particuliers, il convient de définir précisément cette notion et d’identifier les implications de l’application d’une telle technique dans un État unitaire décentralisé.,Au nom du principe de solidarité nationale, elle permet de prendre en compte les inégalités de situation entre les collectivités territoriales et de préserver la cohésion territoriale de l’État. De ce fait, la péréquation financière constitue un instrument essentiel de la décentralisation de l’État. Toutefois, du fait de son extrême complexité et de l’indétermination de sa définition constitutionnelle, l’objectif de la péréquation financière semble s’être dévoyé au risque de faire de cet outil non plus l’instrument de la décentralisation, mais celui d’une recentralisation de l’État.  
N° d'édition : 1
Collection : Bibliothèque parlementaire et constitutionnelle
Parution : Mars 2023
Le financement des partis politiques
Le financement des partis politiques
Nicolas Tolini
Malgré l'importance grandissante de l'argent dans la vie politique, le financement des partis en France n'a fait l'objet d'une réglementation spéciale qu'à partir de 1988, au moment où étaient révélées les premières « affaires ». Cette loi a ensuite été modifiée, notamment en 1990, 1993 et 1995. Le financement des partis repose essentiellement sur l'aide de l'État, plus de 73 millions d'euros par an, depuis que les dons des personnes morales ont été interdits. D'autres grandes démocraties (Allemagne, États-Unis, Grande-Bretagne) continuent d'admettre ce type de financement même après les récentes réformes réalisées dans ces pays, souvent à la suite de scandales retentissants. L'Union européenne admet également les dons des personnes morales aux partis européens. La législation française oblige les partis à transmettre chaque année à une autorité administrative indépendante, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, leur comptabilité certifiée par deux commissaires aux comptes. À défaut, ils ne peuvent ni bénéficier des fonds publics ni financer la campagne de leurs candidats. Le statut et les pouvoirs de la Commission, qui est également responsable du contrôle des comptes de campagne des candidats aux principales élections, ont été renforcés en 2003 mais des améliorations s'avèrent encore nécessaires. En complément, le cadre juridique général ainsi que la définition des partis peuvent également être revus.
N° d'édition : 1
Collection : Bibliothèque parlementaire et constitutionnelle
Parution : Mai 2007
Les droits politiques dans la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'Homme
Les droits politiques dans la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'Homme
Yannick Lécuyer
Les droits politiques sont des droits qui cultivent la dualité : dualité entre subjectivité et objectivité, dualité entre droits de l'individu ou du collectif. Ces droits totalement ambivalents influencent considérablement la forme du régime politique et de ce fait la protection globale des droits de l'homme. Absent du texte signé à Rome en 1950, le droit à des élections libres a fait une entrée remarquée dans l'ordre juridique européen de protection et de sauvegarde des droits de l'homme avec l'adoption en 1952 du premier Protocole additionnel, article 3. C'est sur le fondement de cette disposition originale conjuguée aux droits de nature politique libertés d'opinion et d'expression, libertés de réunion et d'association que le juge européen des droits de l'homme a peu à peu construit un véritable ordre politique et démocratique européen distinct de l'ordre public européen. Cette partie du contentieux confronte ainsi les problématiques politiques démocratiques et constitutionnelles à un ordre justifiée par la protection des droits de l'homme et de la prééminence du droit. Parce que la Cour européenne des droits de l'homme est le rouage principal d'un audacieux mécanisme de contrôle supranational de l'application de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la jurisprudence de la Cour a pu devenir porteuse d'un vaste projet de mutation et de transformation des ordres politiques nationaux. Elle a créé un véritable modèle politique européen en faisant produire à l'article 3 du Protocole n° 1 mis en perspective à la lumière des autres dispositions de la Convention et des droits de nature politique, des effets insoupçonnés à l'origine.
N° d'édition : 1
Collection : Bibliothèque parlementaire et constitutionnelle
Parution : Juin 2009
Le coût et le goût du pouvoir : le désenchantement politique face à l'épreuve managériale
Le coût et le goût du pouvoir : le désenchantement politique face à l'épreuve managériale
Aude Harlé
Le cabinet ministériel, lieu de pouvoir politique important, inscrit dans une permanence historique, se retrouve au coeur des contradictions de l'hypermodernité. Les membres de cabinets, hommes politiques de l'ombre, subissent flexibilité, instabilité et conditions de travail extrêmes. Ils se sentent « mal-aimés ». Le goût du pouvoir leur permet d'en supporter le coût. L'altérité de la fonction et la conscience d'exercer un pouvoir sur les êtres et sur le cours des choses contrebalancent un rythme de travail effréné et un don de soi. Acteurs de la confrontation entre leur mission traditionnelle et l'hypermodernité, ils expriment leur désenchantement et, pour certains, leur déprime. Se voulant pragmatiques, ils se lancent dans l'urgence et l'hyperactivité au détriment de la pensée et de l'utopie. La fonction politique est confrontée aux valeurs de l'idéologie gestionnaire en oeuvre dans les entreprises, dans la société et au coeur de l'État. Objectifs, moyens et objet des politiques publiques se transforment. Les acteurs vivent douloureusement ce questionnement du sens de leur action. À la lumière de la sociologie clinique et de la littérature managériale, sens et existence de la politique sont interrogés à travers le vécu et le discours des acteurs. Prix de thèse 2009 du Sénat Prix Le Monde de la Recherche universitaire (12e édition)
N° d'édition : 1
Collection : Bibliothèque parlementaire et constitutionnelle
Parution : Mai 2010
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