Préface de Philippe Jacques
[…] Il s’agit d’une très belle thèse, qui sort des poncifs et de la doxa.
[…] Dans une matière souvent très doctrinale (alors même que d’applications très
concrètes), M. Lakssimi s’attache pourtant d’abord et avant tout au droit
positif.
Son idée de départ est née de ce que, en jurisprudence, la différence de régime
entre le droit personnel et le droit réel – pourtant toujours affirmée et
enseignée, jusqu’à fonder la distinction supérieure de ces deux droits – ne lui
apparaissait pas aussi nettement tranchée.
[…] M. Lakssimi conteste, en droit positif, […] la supposée « surpuissance » du
droit réel comparé au droit personnel.
L’analyse du droit positif indique, en effet, que toute violation d’un droit,
réel ou personnel, peut entraîner des réactions juridiques similaires, à chaque
fois que la titularité du droit est en jeu.
À côté, lorsqu’il est porté atteinte à l’objet d’un droit, réel ou personnel, la
responsabilité civile peut identiquement trouver à s’appliquer, en tout état de
cause.
[…] Selon les termes mêmes de tous les membres de son jury, il s’agit d’un
travail d’une « incontestable originalité », d’une « véritable thèse ». Bien
écrite, pédagogique, cette thèse parvient à ne pas sombrer dans une forme
d’ésotérisme, d’abstraction extrême et peu utile, pourtant souvent relevée dès
lors que la notion de droit réel est étudiée.
Une grande partie de cette thèse est consacrée à une « déconstruction »,
justifiée par l’identité de régime des droits, réels et personnels.
N° d'édition : 1
Collection : Nouvelle Bibliothèque de Thèses
Parution : Avril 2016