(…) Sans doute, les infractions sont-elles nombreuses, où le mot [abus] figure :
tantôt il sert à la qualification même du comportement considéré (abus de
confiance, abus de faiblesse et, en dehors du code pénal, abus de biens sociaux,
abus de position dominante, abus de dépendance économique – sans oublier, hier,
l’abus de blanc-seing), tantôt il fait partie des composantes d’un délit, dont
la définition, par exemple, mentionne un abus de pouvoir, un abus d’autorité ou
l’abus d’une qualité vraie, sans parler de la complicité. Mais, (…) il n’y eut
jamais, à notre connaissance, une entreprise véritable pour s’élever au-dessus
de ces cas particuliers et réfléchir sur leur totalité afin de tenter d’en
dégager une notion unique et générale.
N° d'édition : 1
Collection : Nouvelle Bibliothèque de Thèses
Parution : Avril 2011